Meilleurs voeux 2021

Toute l'équipe de "Courir en Ardenne" adresse à tous les sportifs, ses fidéles sponsors et partenaires, ses nombreux bénévoles et son cher public tout ses meilleurs voeux pour 2021.

Décès d’une pionnière du “Sedan-Charleville”

Première femme à avoir couru le Sedan-Charleville en 1950 (alors interdit aux femmes), Raymonde Gillet-Eloy s'est éteinte à l'âge de 89 ans.  

Téléthon

L'association "Courir en Ardenne" organisatrice du "Sedan-Charleville" s'associe avec le Rotary Club Charleville-Rimbaud pour l'organisation du Téléthon fortement impactée par l'actuelle crise sanitaire.

Sedan-Charleville : édition 2020

Encore un grand MERCI à tous les acteurs de cette édition 2020 !
Merci aux 25 000 spectateurs d'avoir visionné notre reportage.

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SEDAN-CHARLEVILLE / L'historique

Quelques dates

1906

Le dimanche 30 septembre 1906, 82 coureurs du département se présentent au départ du premier Sedan-Charleville, rue du Rivage. La moitié d’entre eux franchiront la ligne d’arrivée

La course est remportée par le Sedanais Lucien Daix, forgeron à Wadelincourt, qui couvre les 23,670 km en 1 h 33′.

 1909-1910

Ce sont les deux seules années où l’épreuve s’est disputée en tentatives isolées, du 16 octobre au 31 décembre.

 1928

Parmi les coureurs figure Maurice Lemaire. Ce jeune homme originaire de Gespunsart termine 16e alors qu’il n’est âgé que de quinze ans ! A l’époque, il n’était pas nécessaire d’être majeur pour participer. En 2003, Grégory Bisiaux, son arrière-petit-fils, venu de Strasbourg, lui rendra hommage en participant lui aussi à la course.

1932

La course est remportée par Robert Arnold, du Family Club Rémois en 1 h 17′ 10 s, ce qui fait de lui le détenteur du record de l’épreuve.

 1948

Pour la première fois, l’arrivée se fait au stade du Petit-Bois et non plus cours Briand. Au pont des Deux Villes, les coureurs tournent à droite, longent le square de la Gare et empruntent l’avenue Forest avant de tourner dans la rue du Petit-Bois.

Du coup, la distance est portée à 23,9 km.

1957

Le Sedan-Charleville est inscrit pour la première fois au calendrier des épreuves officielles de la Fédération Française d’Athlétisme.

1958

Raymond Janssen, de l’Asptt Charleville, remporte la course en 1 h 22′ 16 s. C’est la dernière victoire d’un Ardennais sur le Sedan-Charleville.

1959

Vainqueur du marathon de Melbourne trois ans auparavant, le champion olympique Alain Mimoun participe à son premier Sedan-Charleville. Et l’emporte en 1 h 18′ 14 s. Il rééditera le même exploit l’année suivante en améliorant son temps d’une minute.

 1970

Pour cette 50e édition, les spectateurs attendent avec impatience de voir passer Michel Jazy, auréolé de ses titres de champion d’Europe du 1.500 m et du 5.000 m.

Mais le champion français, dont c’était la première participation au Sedan-Charleville, n’avait visiblement pas préparé sa course. Peu à l’aise dès le départ, victime de crampes, il abandonnait sans gloire à Dom-le-Mesnil, suscitant une immense déception parmi tous ceux venus l’encourager.

1971

Le conseiller technique national René Frassinelli suit pour la première fois la course dans une voiture de L’Ardennais. Avant de quitter les Ardennes, il confie : « Vous avez là une épreuve reine et un public en or ».

1975

Première course féminine, remportée par Danièle Brouart, du club d’Arras. Trois autres féminines sont classées à l’arrivée, dont l’Ardennaise Flora Lux, de Vrigne-aux-Bois, qui termine à la 4e place de ce classement.

 1978

Arrivé 104e, le vétéran Raymond Janssen est particulièrement applaudi. Il fêtait le 20e anniversaire de sa victoire, décrochée en 1958. Et 20 ans après, il n’avait perdu que 15 minutes sur la distance, soit moins d’une minute par an.

1979

Pour la première fois, un groupe de marcheurs participe lui aussi au Sedan-Charleville, à l’initiative de Claude Motard, le président du comité des Ardennes d’athlétisme, qui se classera d’ailleurs premier parmi les neuf concurrents et concurrentes engagés.

Le groupe avait pris le départ à 14 h 30, juste après la caravane publicitaire.

1980

Pour ce 60e Sedan-Charleville, la barre des 500 concurrents est dépassée.

Les Belges remportent les cinq premières places du classement général, la première place chez les vétérans et la première place chez les féminines.

1983

La course est remportée par Fernand Kolbeck (Strasbourg) en 1 h 16′ 41 s. L’Alsacien signe son 5e succès après ses victoires en 1970, 1971, 1972 et 1979, ce qui fait de lui le recordman des victoires devant Daix, Ameur et Schoofs, qui ont gagné à quatre reprises le Sedan-Charleville.

Cette 63e édition est marquée aussi par l’entrée des non licenciés, ce qui permet de dépasser le millier d’engagés. Par voie de conséquence, ils sont 828 à franchir la ligne d’arrivée, contre 525 en 1982 et 428 en 1981.

 1984

Parti avec les marcheurs, une demi-heure avant les coureurs, Régis Lalouette est le premier handicapé à effectuer le Sedan-Charleville.

« J’ai peiné dans la côte de Villers-Semeuse », confie-t-il à l’arrivée, « car mon fauteuil est normal. Il n’est pas équipé spécialement pour la course. Je voulais absolument terminer mais j’ai souffert à cause d’une blessure au poignet contractée à l’entraînement de musculation au Handi-Club des Ardennes ».

Régis Lalouette, en tout cas, a ouvert la voie. A compter de cette date, les handicapés font partie intégrante du Sedan-Charleville.

1985

Contrairement aux années précédentes, la circulation est interdite sur l’ensemble du parcours.

Pour Christian Pelletier, directeur départemental de la Jeunesse et des Sports, « la fermeture de la route, à la demande de nombreux sportifs, est un grand progrès, d’autant plus nécessaire que le nombre de participants a nettement augmenté ».

 1986

Jean-Pierre Pietrement passe tout près de l’exploit réalisé par Raymond Janssen, le dernier Ardennais à avoir remporté le Sedan-Charleville, en 1958. Mais le coureur de Vrigne-aux-Bois doit se contenter de la deuxième place, une performance qu’aucun autre Ardennais n’a cependant jamais égalée depuis.

1987

Par un courrier en date du 27 octobre 1986, la fédération française d’athlétisme a informé les organisateurs du Sedan-Charleville qu’elle faisait inscrire l’épreuve au calendrier international. Au même titre que le marathon de Paris, les 20 km de Paris et les courses Paris-Versailles et Montbéliard-Belfort.

1992

Les départs de la place Turenne, c’est fini. Les coureurs s’élancent depuis le milieu de l’avenue Philippoteaux, à un kilomètre de la gare. Une artère suffisamment large pour contenir des participants toujours plus nombreux (2400 cette année-là).

 1998

Trois vétérans «4 », c’est-à-dire des athlètes âgés de plus de 70 ans, participent à l’épreuve. Parmi eux, Henri Girault, 80 ans, qui se souvenait avoir couru un Sedan-Charleville gagné par le Rémois Boutillat, devant l’Ardennais Boussart. C’était en 1947.

2002

Record du nombre d’arrivants. Ils étaient plus de 3400 au départ, ils sont 3233 à rallier le stade du Petit-Bois.

 2003

Nouveauté pour cette édition 2003 : chaque coureur sera muni d’une puce électronique fixée au lacet de sa chaussure.

2006

L’édition du centenaire. Ils sont 4150 concurrents au départ de Sedan et 3795 à l’arrivée au stade du Petit-Bois. Plus de 1700 Ardennais participent à l’aventure, dont beaucoup de non licenciés. Le plus jeune a tout juste 18 ans, le plus âgé 86 ans.

2019

100e édition du Sedan-Charleville

Quelques participants célèbres

            De tous temps, le Sedan-Charleville a attiré des sportifs de renom national, voire international. Mais aussi des personnalités ardennaises ou extérieures aux Ardennes.

            Vainqueur à quatre reprises, entre 1963 et 1967, Hamoud Ameur avait déjà derrière lui un solide palmarès, et notamment une médaille d’or du 10.000 m aux Jeux Méditerranéens de Beyrouth, en 1959.

            On pourrait citer également des athlètes comme Fernand Kolbeck (détenteur du nombre de victoires avec cinq podiums), qui fut cinq fois champion de France du marathon entre 1971 et 1977. Ou encore le Belge Karel Lismont, champion d’Europe de marathon en 1971 et médaillé d’argent aux Jeux Olympiques de Munich l’année suivante, vainqueur en 1973 et 1975. Sans oublier Alain Mimoun et ses 32 titres de champion de France, qui remporta à deux reprises la classique ardennaise, en 1959 et 1960.

            Mais aux côtés de ces athlètes de haut niveau, plusieurs personnalités inconnues sur le plan sportif se sont également présentées sur la ligne de départ.

            En 1907, un certain Emile Albeau finit troisième de la course. Il s’agit bien sûr de celui qui sera maire de Sedan de 1929 à 1935 et qui laissera son nom à un stade où le CSSA a inscrit les plus belles pages de son histoire.

            En 1979, c’est l’acteur Michel Le Royer, qui a tourné dans plusieurs films et séries pour la télévision, notamment Le chevalier de Maison Rouge, de Claude Barma, qui prend le départ du Sedan-Charleville, sous la maillot du Stade Français. Cette même année, le commissaire principal Badorc, chef de la sûreté urbaine de Sedan, figurait également parmi les concurrents.

            En 1985, le sous-préfet de Sedan, Pierre Mutz, qui sera par la suite préfet de police de Paris et préfet de la région Ile-de-France, participe pour la deuxième fois au Sedan-Charleville. Avec à l’arrivée un commentaire élogieux : « C’est sensationnel, magnifique, absolument extraordinaire. On ne sait plus si c’est une épreuve sportive ou une grande fête ».

            En 1986, André Marquet, l’ancien adjoint à la culture à Charleville-Mézières,  qui n’était alors que simple conseiller municipal, en est quant à lui à son cinquième Sedan-Charleville. Avec, là aussi, un vibrant hommage à l’esprit qui anime cette course : « Cette épreuve, c’est une lutte contre soi-même, voilà ce qui la rend passionnante. On arrive à se surpasser.  Et puis il y a un esprit de solidarité formidable entre les coureurs, que l’on ne rencontre sans doute nulle part ailleurs ».

            En 1987, une quarantaine de coureurs handisports sont au départ, l’épreuve servant à attribuer le titre national de la fédération française handisport. Parmi eux, l’écrivain Patrick Segal, rendu célèbre par son livre L’homme qui marchait dans sa tête, apprécie particulièrement le parcours retenu pour cette course : « Une telle ambiance sur tout le parcours, c’est étonnant. Je trouve aussi que c’est une très bonne idée de faire courir les gens d’une ville à l’autre, au lieu de les faire tourner en rond dans une ville, comme c’est souvent le cas ».

            Depuis, de nombreux élus et responsables ardennais ont continué de porter le dossard du Sedan-Charleville avec fierté, comme l’ancien député Christophe Léonard ou l’actuel maire de Charleville-Mézières Boris Ravignon. Non pas tant pour réaliser une performance que pour le plaisir de partager la liesse populaire qui entoure ce magnifique trait d’union sportif entre les deux principales villes ardennaises.

Témoignages

La course en tête sans dossard

            En 1993, juste avant le départ, un responsable de club de Saint-Quentin vient trouver Patrick Krauss sur la ligne de départ pour lui dire que son coureur, Hamid Zaakhoune, arrivé en retard, n’a pas eu son dossard.

            « Ton coureur est inscrit, on lui remettra son dossard avant l’arrivée », lui répond Patrick Krauss, qui a laissé sa voiture place Turenne, avec à l’intérieur les dossards non distribués. « Je vais rejoindre le stade du Petit-Bois avec ma voiture. Ton coureur n’a qu’à suivre les autres, je demanderai à quelqu’un de lui remettre son dossard un peu avant la ligne d’arrivée, pour qu’il soit classé ».

            « Mais il va gagner la course ! », insiste le président de l’Asptt de Saint-Quentin.

            « C’est ça ! Comme tous ceux qui sont derrière la ligne ! », lui rétorque avec ironie Patrick Krauss.

            Inconnu du Sedan-Charleville, Hamid Zaakhoune prend donc le départ sans dossard. Et ne tarde pas à faire partie du groupe de tête. Au pont des Deux-Villes, il devance tous les autres participants, laissant perplexes les spectateurs présents qui ne peuvent l’identifier par son dossard. Fort heureusement, le speaker du stade, lui, a été prévenu par téléphone et peut donc annoncer la victoire de Zaakhoune lorsque celui-ci franchit la ligne d’arrivée, après avoir reçu son dossard quelques instants auparavant.

            « Cette histoire a créé un peu de polémiques », se souvient Patrick Krauss. « Mais le coureur était bien inscrit. Un qui rigolait bien après la course, c’était le président de l’Asptt de Saint-Quentin ».

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